La semaine "Le médicament parlons-en !" 2007
La semaine "Le médicament parlons-en !" 2007 aura lieu du 15 au 21 octobre 2007.
Retrouvez dès maintenant tous les évènements et venez dialoguer sur le blog :
Lettre ouverte de Christian Lajoux aux futurs Elus et citoyens
A quelques semaines d’échéances électorales majeures
pour notre pays, nos choix politiques vont être déterminants
pour l’avenir de notre système de santé :
Saurons-nous continuer, dans les prochaines années, à offrir
à chacun la meilleure santé possible ?
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>Nos 10 propositions![]() |
La semaine "Le médicament parlons-en !" 2007 aura lieu du 15 au 21 octobre 2007.
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Les retours de quelques participants interviewés par Coralie France à l'issue du débat :
Cliquez sur les vignettes pour visualiser les interviews
Pour faire de la Santé une priorité du prochain quinquennat présidentiel, les Entreprises du Médicament organisent :
le 4 avril prochain de 19 h à 21 h
un grand débat public à la Maison de la Mutualité (Paris 5ème)
"Recherche - Innovation - Santé :
Comment faire de la France un grand pays des Sciences du Vivant ?"
avec la participation de représentants des tendances politiques majoritaires et experts des questions de Recherche et de Santé
ainsi que des acteurs de la Recherche, de l'Economie, des Professions de Santé et des Industriels du Médicament
Cette invitation est ouverte à tous ceux qui s'intéressent à ce grand débat de société.
N'hésitez pas à vous inscrire en renvoyant un e-mail à : vcoignard@leem.org
Espérant vous y retrouver nombreux !
La santé vaut-elle un débat ? Alors que le sujet nous concerne dans ce que nous avons de plus intime, la question n’est pas au cœur du débat électoral ! Pudeur, tabou, trop compliqué, politiquement incorrect ? Tout le monde semble vouloir l’éviter.
Et pourtant que d’informations sur la grippe aviaire, le classement des hôpitaux, les dégâts du cancer, les progrès des thérapeutiques, les déficits des comptes sociaux, la santé fait vendre de l’information.
Eviter le débat sur la santé tel qu’il est articulé autour des questions évoquées par les industriels du médicament dans leur manifeste « Le Médicament, un atout pour la France » hypothèquerait les chances d’une réflexion démocratique décisive pour chacun des citoyens !
- La santé est-elle la priorité des décideurs politiques ?
- L’économie de santé est-elle créatrice de valeurs et de richesses pour le pays ?
- Dans la compétition internationale en phase de mutation profonde, la France veut-elle continuer à jouer un rôle de premier plan dans cette économie de santé ?
Est-il paradoxal que les interrogations soient portées par les Industriels du Médicaments, au-delà de leur propre domaine d’expertise ? Non, car nous mesurons précisément les enjeux de notre champ d’activité : le progrès thérapeutique, le dynamisme économique à fort effet d’entraînement de nos entreprises, l’indépendance sanitaire et stratégique du pays.
Nous mesurons également précisément que la bataille pour la santé est une bataille d’alliance et non pas de division, que les équilibres du système sont fragiles et que le médicament, pivot du progrès thérapeutique, est un élément structurant de cette architecture !
Les déficits des comptes sociaux ont pris le pas sur la Santé et le combat contre la maladie. L’équation est devenue comptable. Moins d’argent pour une santé minutieusement comptée, alors que la Santé, son économie, ses industries sont une chance pour le pays et participeront à la croissance du PIB. De nombreux économistes évoquent une croissance du secteur santé atteignant les 12 à 15 % du PNB dans la zone OCDE avec un rythme d’évolution qui dépassera largement celui de la richesse nationale, vieillissement et progrès des technologies obligent ! C’est un jeu gagnant/gagnant, car à la clé, il y a la qualité de la vie, les progrès thérapeutiques, et le niveau d’activité économique !
Trop simple pour être crédible ? Il n’y a pas d’investissement plus structurant pour la croissance que la santé. C’est aussi un champ d’excellence que nous pouvons capter, au moment où celle-ci devient un marché européen qui va se disputer âprement. Le moment est venu de changer de registre et de paradigme, de rompre avec l’approche malthusienne qui s’est imposée dans les esprits depuis une décennie.
Le défi des années 2010 autour des progrès thérapeutiques dépend des décisions des Politiques dans un monde où les innovations ne sont pas automatiques, comme le démontre malheureusement le nombre de découvertes insuffisant dans plusieurs domaines, tels que l’antibiothérapie, la douleur et même les maladies dégénératives. Les communautés scientifiques et académiques ne cessent de tirer l’alarme sur l’importance stratégique des Sciences de la Vie au 21ème siècle. Les américains, les japonais, mais aussi les anglais, les espagnols, les indiens et les chinois consacrent dorénavant des sommes considérables dans ce domaine à l’égard desquels nos pôles de compétitivité apparaissent très modestes.
La compétitivité se joue au niveau des pays. La France a des atouts réels : qualité de ses chercheurs, expertises industrielles règlementaires, administratives. Les citoyens attendent de leurs futurs décideurs qu’ils les fassent participer à l’ambitieuse compétition pour la Santé.
La réunion récente du Conseil Stratégique des Industries de Santé, organisée entre les Ministres de la Santé, de l’Industrie et les industriels, a démontré qu’on pouvait dégager une vision commune de ces enjeux. Etat et Industrie s’engagent à « piloter l’avenir » avec la volonté de voir loin, de voir grand et de façon durable dans un champ d’investissement qui peut être comparé à ce que furent les choix en faveur du nucléaire, de l’aéronautique ou des technologies de l’information, il y a plusieurs décennies.
L’intérêt du débat électoral pourrait être de faire émerger un nouveau consensus sur une « volonté collective », de faire de la Santé une priorité de notre développement, allant du patient à l’Etat, en impliquant les acteurs de santé solidaires, médecins, pharmaciens, professionnels de l’hospitalisation et du soin, représentants des patients et industriels, soit plus d’un million et demie de personnes directement concernées par ces sujets dans leurs activités au quotidien. Et au-delà ce sont 60 millions de français qui sont concernés par ce débat sur l’importance de consacrer à la santé la première place dans nos budgets, au détriment d’autres devenus moins déterminants s’il le faut. Oui la santé vaut bien quelques prises de positions claires de la part de ceux qui aspirent aux plus hautes destinées du pays. Nous les attendons.
Christian Lajoux
Président des Entreprises du Médicament
A quelques semaines d’échéances électorales majeures pour notre pays, nos choix politiques vont être déterminants pour l’avenir de notre système de santé :
Saurons-nous continuer, dans les prochaines années, à offrir à chacun la meilleure santé possible ?
Saurons-nous encourager les chercheurs du public et du privé à trouver de nouveaux traitements et médicaments pour faire reculer la maladie ?
Saurons-nous donner aux médecins et aux professionnels de santé les technologies et les innovations pour continuer à mieux nous soigner ?
Saurons-nous, tous ensemble, mieux gérer notre système de santé et préserver la solidarité collective ?
Saurons-nous donner les moyens de se développer en France à des industries innovantes dans les Sciences de la vie et du médicament dans un monde de plus en plus compétitif ?
Ces questions sont celles que nous nous posons et sur lesquelles nous voulons dialoguer avec les Français.
Nous souhaitons les aborder en toute transparence et confiance avec vous.
Vos réactions sur nos propositions concrètes seront rendues publiques. Il faut que la Santé soit au coeur des débats politiques électoraux.
Nous vous remercions d’avance de votre participation active pour continuer à faire du droit à la Santé et au médicament l’un des socles de notre contrat social.
Christian Lajoux
Président des Entreprises du Médicament
Enquête express