Christian Lajoux Lettre ouverte de Christian Lajoux aux futurs Elus et citoyens

A quelques semaines d’échéances électorales majeures pour notre pays, nos choix politiques vont être déterminants pour l’avenir de notre système de santé :
Saurons-nous continuer, dans les prochaines années, à offrir à chacun la meilleure santé possible ?

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décembre 2007

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1 Bâtir des programmes nationaux ambitieux sur les grands enjeux de Santé2 Donner à notre pays des ressources à la hauteur de nos objectifs de Santé3 Se doter d’un observatoire national de la santé pour disposer de sources indépendantes et exhaustives4 Participer au développement des projets des pôles de compétitivité français dans les Sciences de la vie5 Accroître les initiatives pour renforcer la compétitivité de la recherche clinique dans les hôpitaux6 Etre un acteur impliqué dans les nécessaires synergies de l’Europe de la recherche7 Permettre un accès rapide des patients à l’innovation8 Assurer le financement de la recherche et du progrès thérapeutique9 Définir l’attractivité et la compétitivité de la France au plus haut niveau de l’Etat10 Assurer la lisibilité et la cohérence de la gouvernance du Médicament Accueil

Les propositions

10 mai 2007

Podcast : Etre un acteur impliqué dans les nécessaires synergies de l’Europe de la Recherche

Les Entreprises du Médicament viennent de formuler 10 propositions concrètes que l’on retrouve sur ce blog « 2007.prioritesante.com ».
L’objectif est d’interpeller les candidats aux élections sur la place qu’ils entendent accorder à la Santé lors du prochain quinquennat.
Pendant 10 semaines, jusqu’à la veille du second tour de la Présidentielle, Christian Lajoux, Président du Leem, nous présente chacune de ces propositions.

Cette semaine :
Proposition 6 : Etre un acteur impliqué dans les nécessaires synergies de l’Europe de la Recherche

23 avril 2007

Podcast : Accroître les initiatives pour renforcer la compétitivité de la recherche clinique dans les hôpitaux

Les Entreprises du Médicament viennent de formuler 10 propositions concrètes que l’on retrouve sur ce blog « 2007.prioritesante.com ».
L’objectif est d’interpeller les candidats aux élections sur la place qu’ils entendent accorder à la Santé lors du prochain quinquennat.
Pendant 10 semaines, jusqu’à la veille du second tour de la Présidentielle, Christian Lajoux, Président du Leem, nous présente chacune de ces propositions.

Cette semaine :
Proposition 5 : Accroître les initiatives pour renforcer la compétitivité de la recherche clinique dans les hôpitaux

10 avril 2007

Proposition 5 : Accroître les initiatives pour renforcer la compétitivité de la recherche clinique dans les hôpitaux

524 Véritables rampes de lancement de l’innovation

La France est vue comme un pays d’excellence en matière de recherche clinique. Mais, au début des années 2000, on a vu apparaître quelques signaux de déclin. Il faut dire que, dans un contexte où l’accélération des temps de développement d’un médicament est un enjeu stratégique pour les entreprises, la concurrence est vive entre les pays qui proposent les meilleures conditions.

Face à la nécessité de réagir et s’appuyant sur une série d’enquêtes évaluant la performance de la France, le Leem effectue un travail de sensibilisation sur l’importance pour tous les acteurs de la Santé de la recherche clinique. Cette action commence à porter ses fruits. Les résultats de la dernière enquête 2006 montrent ainsi que, en deux ans, la France a maintenu sa place au sein de la Recherche Clinique internationale.

Le respect des délais administratifs (60 jours de délai d’approbation d’un protocole), l’expertise des équipes médicales françaises dans des domaines thérapeutiques clefs comme l’oncologie ou les neurosciences, la qualité de ses infrastructures et de la prise en charge médicale contribuent à ce que la France reste un pays attractif.

Mais ce qui ressort de manière évidente, c’est que la clef du succès réside dans la collaboration entre les acteurs. L’Hôpital est ainsi un support majeur de la recherche clinique. Entreprises du Médicament et Hôpitaux participent à cette fameuse « innovation de collaboration » et portent conjointement des initiatives :

  • En 2002, une déclaration commune d’intérêts signée entre la Fédération Hospitalière de France, les Centre Hospitaliers Universitaires et le Leem a largement permis de développer la recherche clinique en France. Les démarches administratives ont été simplifiées facilitant la mise en place d’une étude clinique dans un ou plusieurs Centre Hospitalier Universitaire.
  • La Loi de Financement pour la Sécurité sociale pour 2005 a marqué une étape supplémentaire avec la création du CEGEPS ou Centre de Gestion des Essais des Produits de Santé. Il s’agit d’une véritable plate-forme destinée à faciliter l’organisation des essais cliniques dans les différents centres hospitaliers à l’échelle de toutes les régions. Dès sa mise en place, elle va permettre de recruter davantage de patients, plus vite et mieux et avec une qualité accrue pour les essais cliniques.

Plus globalement, les hôpitaux s’intègrent dans cette écosystème de l’Innovation qui avec la mise en place des cancéropôles et le développement des pôles de compétitivité est un véritable levier pour booster la recherche clinique française, en particulier dans les phases précoces.
Alors qu’une nouvelle compétition se développe entre systèmes de santé, le renforcement de la recherche clinique participe au développement de l’excellence des équipes hospitalières et à leur positionnement à la pointe de l’innovation.

Ces initiatives doivent donc être pérennisées et soutenues financièrement, en s’intégrant dans des politiques publiques plaçant au cœur de leur intervention la dimension partenariale. C’est la clef de succès pour faire de la France un grand pays des Sciences du vivant et de la Santé.

24 mars 2007

Podcast : Participer au développement des projets des pôles de compétitivité français

Les Entreprises du Médicament viennent de formuler 10 propositions concrètes que l’on retrouve sur ce blog « 2007.prioritesante.com ».
L’objectif est d’interpeller les candidats aux élections sur la place qu’ils entendent accorder à la Santé lors du prochain quinquennat.
Pendant 10 semaines, jusqu’à la veille du second tour de la Présidentielle, Christian Lajoux, Président du Leem, nous présente chacune de ces propositions.

Cette semaine :
Proposition 4 : Participer au développement des projets des pôles de compétitivité français

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22 mars 2007

Proposition n°4 : Participer au développement des projets des pôles de compétitivité français

et faciliter le transfert vers des applications industrielles

537 L’enjeu des sciences de la vie représente un tournant pour la Recherche médicamenteuse. De nouvelles voies d’innovations s’ouvrent du côté des biotechnologies et de l’utilisation du vivant. Les premiers biomédicaments sont déjà proposés aux patients. L’histoire a commencé par les vaccins et aujourd’hui, elle se poursuit dans le traitement de maladies graves comme le cancer du sein, les maladies cardio-vasculaires ou certaines maladies inflammatoires. Représentants déjà 40% des nouveaux médicaments en 2003, de 80 à 135 biomédicaments sont attendus d’ici 2010.

Cette augmentation de la place des biotechnologies dans le progrès thérapeutique induit dans le même temps une refonte de nos méthodes de Recherche. Un nouveau modèle se met en place. L’innovation passe désormais par la constitution de véritables écosystèmes dont la clef de voûte repose sur des partenariats entre des entreprises et de nombreux acteurs publics et privés.

Les pôles de compétitivité, associant chercheurs publics et privés, entreprises émergentes et grosses entreprises avec des organismes d’enseignements, en sont une parfaite traduction. C’est une culture de réseau qui favorise les synergies. Le temps du chercheur isolé est révolu. Nous sommes à celui de l’« effet cafétéria » où tous les acteurs se trouvent réunis, échangent, partagent et font ainsi progresser l’innovation. Le pôle de compétitivité génère des effets cumulatifs. Une fois formé et reconnu au niveau mondial, il attire de nouveaux projets.

Les Etats-Unis, avec des pôles comme celui de Caroline du Nord, créé il y a plus de vingt ans, commencent à tirer les bénéfices de cette organisation en réseau. Les biomédicaments mis à la disposition des Français en 2004 étaient d’ailleurs majoritairement issus de la R&D américaine. De nouveaux acteurs comme l’Inde ou la Chine cherchent également à trouver leur place et se dotent des moyens pour y arriver.

La France, pour sa part, n’a pas pris suffisamment tôt le virage des biotechnologies.

La labellisation de sept pôles de compétitivité en 2005 et d’un huitième en 2006 a toutefois amorcé le changement : deux pôles mondiaux (Ile de France et Rhône-Alpes), deux pôles à vocation mondiale (Alsace et Midi-Pyrénées) et quatre pôles à vocation nationale (Aquitaine, Loire-Atlantique, Nord-Pas-de-Calais et Provence-Côte d’Azur).

Les Entreprises du Médicament ont salué cette initiative qu’elles avaient elles-mêmes préconisée, dès 2004, par la voix de leur Comité Biotechnologies dans son rapport « biomédicament 2010 ». De nombreuses entreprises pharmaceutiques se sont d’ailleurs engagées dans ces pôles nouvellement constitués. Elles soutiennent des projets dans des domaines thérapeutiques clefs comme l’infectiologie, le cancer, la virologie… Des projets en sciences de la vie commencent ainsi à acquérir une visibilité.

Toutefois, l’Industrie du Médicament a bien conscience que, si une première étape positive a été franchie, nous ne sommes qu’au début du chemin et ces pôles sont encore trop jeunes pour avoir encore acquis une visibilité internationale. Maintenant, le challenge porte sur la nécessité de pérenniser ces pôles, d’assurer le financement des projets dans la durée et de développer un nouveau management de réseau.

Plus globalement, le tout récent rapport de la Cour des Comptes sur « La gestion de la recherche publique en sciences du vivant » vient rappeler opportunément l’importance stratégique de l’investissement dans ce domaine. C’est en ce sens que le Leem Recherche - association regroupant les organismes de recherche publique impliqués dans la santé humaine, les Entreprises du Médicament et les sociétés de biotechnologies – s’est mobilisé et a rédigé des propositions « Innovation Santé 2015 » afin de sensibiliser nos futurs décideurs politiques à la nécessité d’un plan d’action global, soutenu par un effort financier important et s’appuyant sur cette « innovation de collaboration », entre recherche publique et privée.

16 mars 2007

Podcast : Se doter d’un observatoire national de la santé

Les Entreprises du Médicament viennent de formuler 10 propositions concrètes que l’on retrouve sur ce blog « 2007.prioritesante.com ».
L’objectif est d’interpeller les candidats aux élections sur la place qu’ils entendent accorder à la Santé lors du prochain quinquennat.
Pendant 10 semaines, jusqu’à la veille du second tour de la Présidentielle, Christian Lajoux, Président du Leem, nous présente chacune de ces propositions.

Cette semaine :
Proposition 3 : Se doter d’un observatoire national de la santé

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14 mars 2007

Proposition n°3 : Se doter d’un observatoire national de la Santé

pour disposer de sources indépendantes et exhaustives

Avec cet observatoire national de la Santé, il s’agit de créer un outil d’aide à la décision politique, indépendant et exhaustif. On pourrait alors dépasser les idées reçues et les fausses opinions pour prendre la température réelle de nos besoins et avoir une connaissance fine de nos comportements de santé.

Dans la proposition 1, on a formulé la volonté de bâtir des programmes nationaux ambitieux sur les grands enjeux de santé : maladies liés au vieillissement, maladies mentales, Sida, Cancer, retour de pathologie comme la Tuberculose, épidémies, obésité… Ces grands enjeux de santé, il faut les évaluer.

Les Entreprises du Médicament, depuis 6 ans, ont réalisé différentes évaluations des besoins médicaux non satisfaits chez les patients pour certaines maladies. Une nouvelle étude est d’ailleurs en cours.

Aujourd’hui, il s’agit d’aller plus loin pour disposer d’une vision globale et mesurer la croissance des maladies au plus près des besoins des Français, identifier les inégalités territoriales et sociales, connaître les comportements de santé des patients. Nous devons sortir d’une évaluation, trop soumise à la pression médiatique et aux grandes peurs collectives pour se focaliser sur les véritables risques.

De récentes actions ont été en ce sens : des organismes ont été mis en place, une loi de Santé publique votée en 2004 définissant des priorités de manière pluri-annuelle, des plans adoptés sur des maladies prioritaires… Mais il s’agit aujourd’hui d’enclencher la vitesse supérieure. L’enjeu est ambitieux mais nécessaire : passer d’un bon système de soins à un excellent système de santé !

Par ailleurs, cette démarche pourrait impliquer l’ensemble des acteurs de notre système de santé pour que chacun puisse partager ce diagnostic de départ. C’est alors que la société pourrait procéder collectivement à des choix, éclairés et responsables, sur ce qui doit ou non être reconnu comme prioritaire.
En quelque sorte, cet observatoire serait un pas supplémentaire vers l’instauration d’une véritable démocratie sanitaire…

Les travaux de cet observatoire donnerait également une orientation lisible à l’action de l’Etat et à la dépense collective. Les budgets pourraient être définis par rapport aux besoins de prise en charge des pathologies. On mettrait plus de rationnel dans le système s’appuyant sur l’état de santé du pays et pas essentiellement sur des logiques comptables.

08 mars 2007

Podcast : donner à notre pays des ressources à la hauteur de nos objectifs de santé

Les Entreprises du Médicament viennent de formuler 10 propositions concrètes que l’on retrouve sur ce blog « 2007.prioritesante.com ».
L’objectif est d’interpeller les candidats aux élections sur la place qu’ils entendent accorder à la Santé lors du prochain quinquennat.
Pendant 10 semaines, jusqu’à la veille du second tour de la Présidentielle, Christian Lajoux, Président du Leem, nous présente chacune de ces propositions.

Cette semaine :
Proposition 2 : donner à notre pays des ressources à la hauteur de nos objectifs de santé


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07 mars 2007

Proposition 2 : donner à notre pays des ressources à la hauteur de nos objectifs de santé

2 % de plus que la croissance du PIB pour les dépenses de santé.

530 La réponse aux enjeux de santé, le vieillissement, l’attention croissante de notre société au mieux vivre, les avancées du progrès thérapeutique… Cette conjugaison induit qu’une part plus importante de notre richesse devrait être consacrée à notre Santé dans les années à venir. Est-ce pour autant une mauvaise nouvelle ?

Depuis vingt-cinq ans, chaque croissance des dépenses de santé est présentée comme une catastrophe pour le pays. Le débat sur « le trou sans fond de l’Assurance Maladie » revient régulièrement et chacun est appelé à réviser ses comportements.
Pour autant, est-ce que la croissance des dépenses de santé est si dommageable pour notre économie et plus généralement pour notre société ?

Si on regard un peu en arrière, que remarque-t-on ?
De 1960 à aujourd’hui, les dépenses de santé sont passés d’environ 4 % du PIB à plus de 10 % et, dans le même temps, on a gagné 11 années d’espérance de vie.
77 % des Français estiment par ailleurs, selon un récent sondage Leem-IFOP, que la Santé, la Recherche et le Médicament sont des investissements qu’il faut augmenter et non des coûts qu’il faut réduire. Ces données appellent à reposer la question : Est-ce que la Santé, pour reprendre les propos de l’un de nos ministres, est une chance ou une charge ?

A l’heure de l’économie de l’immatériel, où « matière grise » et « valeur ajoutée » sont devenues les deux mamelles officielles de la France, la bonne santé contribue directement à la productivité au travail.
La Santé impulse des dynamiques exceptionnelles sur l’économie et favorise le développement de secteurs intensifs en main d’œuvre.
L’économiste Christian Saint-Etienne, dans son dernier ouvrage, « L’Etat efficace », écrit : « Pour ce qui est de la création de richesses liées à la santé, rappelons que ce secteur est un gros employeur. Entre 1990 et 2005, les effectifs des professions de santé, directement en contact avec les patients sont passés de 1 350 000 personnes à 1 850 000 personnes (7,6 % de la population active). Si l’on prend en compte les emplois de l’Industrie pharmaceutique, qui sont passés de 80 000 en 1990 à 100 000 en 2005, ainsi qu’environ 30 000 emplois dans l’Industrie des appareillages médicaux, le secteur de la Santé représente près de deux millions d’emplois, soit 8 % de la population active ».

En outre, alors que les patients se déplacent de plus en plus pour aller là où se trouve la meilleure offre de soins y compris pour des soins de haute technologie, une nouvelle compétitivité avec nos voisins européens se développe. Saurons-nous alors faire partie des pays leaders sur ce marché émergent de la Santé ?

L’autre question est maintenant de savoir comment financer cette croissance des dépenses de santé. C’est un véritable choix de société à opérer. Voulons-nous faire de la Santé une priorité ?
Avant de procéder à ces arbitrages, il est toutefois intéressant de relever ces propos de David Cutler. Ce Professeur d’économie à Harvard rappelle que si la dépense de santé augmente dans le PIB, la taille du gâteau elle-même augmente continuellement. En résumé, l’accroissement des dépenses de Santé des ménages ne signifiera donc pas nécessairement que nous devrons nous restreindre sur d’autres postes de dépenses.

Pour autant, il ne faut pas rester passif devant les évolutions à venir. Une démarche visant à maîtriser les coûts est de toute façon indispensable. L’Industrie du Médicament est d’ailleurs un acteur responsable qui participe largement à la maîtrise des comptes sociaux, dans des proportions parfois même bien supérieures à son poids dans les dépenses de santé.
Cependant, soyons réaliste, cette maîtrise doit tenir compte d’une réalité nouvelle : la Santé va effectuer un retour en force dans notre société. Donner à notre pays des ressources à la hauteur de nos objectifs de santé en consacrant 2 % de plus que la croissance du PIB pour les dépenses de santé part d’un constat réaliste. Sachons alors changer de paradigme et mettre fin aux utopies du passé !

27 février 2007

Podcast : Bâtir des programmes nationaux ambitieux sur les grands enjeux de santé

Les Entreprises du Médicament viennent de formuler 10 propositions concrètes que l’on retrouve sur ce blog « 2007.prioritesante.com ».
L’objectif est d’interpeller les candidats aux élections sur la place qu’ils entendent accorder à la Santé lors du prochain quinquennat.
Pendant 10 semaines, jusqu’à la veille du second tour de la Présidentielle, Christian Lajoux, Président du Leem, nous présente chacune de ces propositions.

Cette semaine :
Proposition 1 : Bâtir des programmes nationaux ambitieux sur les grands enjeux de santé


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23 février 2007

Proposition 1 : Bâtir des programmes nationaux ambitieux sur les grands enjeux de santé

Maladies mentales, maladies de l’environnement, Alzheimer, risques épidémiques, politiques de prévention cancer, sida, obésité


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Qu’est-ce qu’un grand enjeu de Santé ? Une maladie, un risque sanitaire impactant toute notre société jusque dans son quotidien, dans les relations entre les individus qui la composent et dans le bon fonctionnement de son économie.
Le Sida, le Cancer sont des exemples emblématiques.
Au XXème siècle, beaucoup de progrès ont été réalisés et de vieilles menaces se sont presque évanouies notamment dans certaines maladies infectieuses.

Pour autant, le combat n’est pas terminé. Non seulement certaines maladies restent de véritables fléaux sociaux mais encore de nouveaux risques apparaissent ou réémergent.
La question du vieillissement est-elle ainsi plus que jamais à l’ordre du jour. Notre société se prépare à une mutation historique où de nouveaux risques sociaux devraient prendre une place considérable : dépendance, maladies d’Alzheimer, maladies mentales…
Des maladies comme l’obésité prennent de l’ampleur générant incapacités physiques voire une mortalité accrue. Les allergies, les maladies rares sont également de mieux en mieux identifiées.
Saurons-nous traiter ces enjeux de santé ?
D’autres défis immenses nous attendent encore : maladies infectieuses, risques pandémiques, maladies de l’environnement, développement des soins préventifs, nouvelles frontières de la Santé…
Comme la société dans son ensemble pourra-t-elle y répondre ?

Pour faire face à ces défis lancés aux limites de la vie, le progrès thérapeutique est-il le seul vecteur de cette course ? Sans doute pas le seul mais une composante essentielle. Les comportements de prévention, les programmes de réduction des risques sont des leviers forts. Mais c’est l’addition de toutes ces mesures dans le cadre de grands programmes mobilisateurs pour toute la Nation que se trouvent la clef du problème.
Ne l’oublions pas toutefois : le progrès thérapeutique n’est pas automatique. C’est le fruit d’un cheminement long, complexe et coûteux qui se fait de plus en plus par paliers et non plus à coup de grands sauts. Il faut l’encourager. Il faut encourager les acteurs de l’Innovation.

Nous attendons des Pouvoirs publics pour le prochain quinquennat que soient fixées des priorités claires. C’est essentiel pour mobiliser toutes les énergies du pays vers un but collectif : citoyens, patients, professionnels de santé, chercheurs, industriels, … Des jalons ont été posés notamment dans le cancer ou dans les maladies du vieillissement. Il reste maintenant à déterminer une stratégie globale fondée sur des priorités cohérentes de Santé publique et une politique industrielle offensive.

15 février 2007

Proposition 10 : Assurer la lisibilité et la cohérence de la gouvernance du Médicament

en permettant une large concertation et un vrai dialogue entre les entreprises des Sciences du vivant et les décideurs de santé : l’AFSSAPS, la Haute Autorité de Santé, le Comité Economique des Produits de Santé, les caisses d’assurance maladie et l’Institut National du Cancer.

Proposition 9 : Définir l’attractivité et la compétitivité de la France au plus haut niveau de l’Etat

en relation avec les acteurs industriels : déploiement de mesures incitatives pour faciliter la recherche (Crédit Impôt Recherche), renforcement de la production industrielle (taxe professionnelle, emplois).

Proposition 8 : Assurer le financement de la recherche et du progrès thérapeutique

et en leur assurant des conditions équitables de commercialisation.

Proposition 7 : Permettre un accès rapide des patients à l’innovation

Raccourcir les délais administratifs et simplifier les procédures.

Proposition 6 : Etre un acteur impliqué dans les nécessaires synergies de l’Europe de la recherche :

programmes communautaires, cadre réglementaire incitatif, suppression des entraves administratives à l’efficacité.

Proposition 4 : Participer au développement des projets des pôles de compétitivité français dans les Sciences de la vie

et faciliter le transfert vers des applications industrielles.

Proposition 5 : Accroître les initiatives pour renforcer la compétitivité de la recherche clinique dans les hôpitaux

véritables rampes de lancement de l’innovation.

Proposition 3: Se doter d’un observatoire national de la santé pour disposer de sources indépendantes et exhaustives

pour disposer de sources indépendantes et exhaustives.

Proposition 2 : Donner à notre pays des ressources à la hauteur de nos objectifs de Santé :

2 % de plus que la croissance du PIB pour les dépenses de santé.

Proposition 1 : Bâtir des programmes nationaux ambitieux sur les grands enjeux de Santé

maladies mentales et de l’environnement, Alzheimer, risques épidémiques, politiques de prévention cancer, sida, obésité.

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Recherche - Innovation - Santé : Débat public du 4 avril 2007
Comment faire de la France
un grand pays
des Sciences du vivant

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