pour disposer de sources indépendantes et exhaustives
Avec cet observatoire national de la Santé, il s’agit de créer un outil d’aide à la décision politique, indépendant et exhaustif. On pourrait alors dépasser les idées reçues et les fausses opinions pour prendre la température réelle de nos besoins et avoir une connaissance fine de nos comportements de santé.
Dans la proposition 1, on a formulé la volonté de bâtir des programmes nationaux ambitieux sur les grands enjeux de santé : maladies liés au vieillissement, maladies mentales, Sida, Cancer, retour de pathologie comme la Tuberculose, épidémies, obésité… Ces grands enjeux de santé, il faut les évaluer.
Les Entreprises du Médicament, depuis 6 ans, ont réalisé différentes évaluations des besoins médicaux non satisfaits chez les patients pour certaines maladies. Une nouvelle étude est d’ailleurs en cours.
Aujourd’hui, il s’agit d’aller plus loin pour disposer d’une vision globale et mesurer la croissance des maladies au plus près des besoins des Français, identifier les inégalités territoriales et sociales, connaître les comportements de santé des patients. Nous devons sortir d’une évaluation, trop soumise à la pression médiatique et aux grandes peurs collectives pour se focaliser sur les véritables risques.
De récentes actions ont été en ce sens : des organismes ont été mis en place, une loi de Santé publique votée en 2004 définissant des priorités de manière pluri-annuelle, des plans adoptés sur des maladies prioritaires… Mais il s’agit aujourd’hui d’enclencher la vitesse supérieure. L’enjeu est ambitieux mais nécessaire : passer d’un bon système de soins à un excellent système de santé !
Par ailleurs, cette démarche pourrait impliquer l’ensemble des acteurs de notre système de santé pour que chacun puisse partager ce diagnostic de départ. C’est alors que la société pourrait procéder collectivement à des choix, éclairés et responsables, sur ce qui doit ou non être reconnu comme prioritaire.
En quelque sorte, cet observatoire serait un pas supplémentaire vers l’instauration d’une véritable démocratie sanitaire…
Les travaux de cet observatoire donnerait également une orientation lisible à l’action de l’Etat et à la dépense collective. Les budgets pourraient être définis par rapport aux besoins de prise en charge des pathologies. On mettrait plus de rationnel dans le système s’appuyant sur l’état de santé du pays et pas essentiellement sur des logiques comptables.
Enquête express